perspectives 2021

2020: vers une nouvelle crise financière?    Quelle chronique prémonitoire écrite en 2019 ....

L’année 2020, se caractérisera comme un tournant dans nos modes de vie.

La crise de cette année-là, nous aura tous surpris, par son origine, un virus mondial digne des meilleurs films de sciences fiction, par sa soudaineté, son ampleur.

A fin février le CAC caracolait autour des 6000 points, pour se retrouver à 3800 points, après une chute de 37 % en moins d’un mois. Du jamais vu !

Nous remercions ceux et celles qui ont suivi nos conseils de réinvestissement à ce moment-là. Ils nous ont permis de bien faire le job. Tout aussi rapidement, la remontée fut spectaculaire.

Ce qui différencie cette crise des autres, est la concomitance et le niveau inégalé des moyens de lutte mis en œuvre, tant monétaires que budgétaires. Les banques centrales et les états ont ouvert en grand les vannes à liquidités.

Les limites et garde-fou du traité de Maastricht ont volé en éclat devant l’ampleur du phénomène à combattre.

L’endettement des états a doublé en moins d’un an, représentant plus de 100 % du PIB.

A moyen terme, il deviendra vraisemblablement un bagage perpétuel (au minimum 10 ans selon certain), à moins qu’il ne soit juste annulé purement et simplement.

Nous naviguons depuis en terres totalement inconnues.

A court terme, cependant, grâce aux taux d’intérêts négatifs, le remboursement de la dette rapporte au lieu de coûter. La situation est donc plutôt positive tant qu’il n’y a pas de tensions inflationnistes.

Il faudra aussi surveiller, dans les mois à venir, la qualité des réponses sanitaires, les tensions commerciales entre les USA et la Chine, et bien sûr le niveau des taux d’intérêt.

En tout état de cause, il faut garder à l’esprit, que le non-risque coûte, ou du moins n’a plus aucune rentabilité.

Les soutiens monétaires et budgétaires seront des leviers puissants pour favoriser la croissance des bénéfices des entreprises, de celles qui auront su transformer cette crise en opportunité.

Nous pensons plus particulièrement aux thématiques de la santé, des services à la personne, de l’économie de l’abonnement, de l’environnement, du digital, de la robotique etc…

L’immobilier restera aussi porteur grâce au faible coût du crédit.

L’ancien monde a bel et bien disparu. Il est essentiel de rester ouverts, flexibles, hors normes, imaginatifs, ce que nous ne manquerons pas de faire à vos côtés.

 

Myriam Bounakoff